Un dossier de Passeportsante.net sur la façon de s’alimenter de manière à mettre les chances de son côté pour réduire la gravité des rechutes et ralentir la progression de la sclérose en plaques est à lire ici .
Il ya aussi un dossier complet sur la sclérose en plaques est à lire ici .
Sinon, un article de l'an dernier:
Sclérose en plaques: la méditation pour contrer la fatigue et la dépression
La méditation aiderait à réduire la fatigue et le risque de dépression chez les personnes atteintes de sclérose en plaques, selon un essai clinique1 suisse.
Les chercheurs ont évalué les effets d’un programme de méditation de pleine conscience auprès de 150 patients souffrant de sclérose en plaques légère à modérément grave. Tous les participants bénéficiaient d’un traitement médical classique tandis que 76 d’entre eux participaient, en plus, à un programme de méditation de pleine conscience d’une durée de 8 semaines.
Les résultats indiquent que ceux qui pratiquaient la méditation souffraient moins de dépression comparativement à ceux qui n’en faisaient pas. Ils avaient aussi une perception plus positive de leur qualité de vie. Ces résultats étaient observables à la fin de l’essai, de même que 6 mois plus tard, bien que l’ampleur de l’effet tendait à s’estomper. L’effet bénéfique de la méditation était plus marqué chez les sujets qui montraient davantage de signes de dépression et de fatigue au départ de l’essai, soulignent les auteurs de l’étude.
La méditation de pleine conscience
L'intérêt de la méditation comme outil de bien-être et de santé a connu un essor important grâce aux travaux de Jon Kabat-Zinn qui a mis au point la méditation de pleine conscience.
Les chercheurs rapportent également que les sujets qui méditaient disaient moins souffrir d’anxiété que ceux du groupe témoin, bien que les symptômes physiques associés à la maladie ne différaient pas entre les deux groupes.
Rappelons que la dépression et la fatigue sont étroitement associées à la sclérose en plaques et que les médicaments visant à traiter cette maladie n’ont pas d’effet notable sur ces symptômes.
Ces résultats sont publiés dans le dernier numéro de Neurology, le journal médical de l’American Academy of Neurology. Dans le même numéro, un article éditorial2 souligne la pertinence d’interventions visant à aider les patients souffrant de la sclérose en plaques à surmonter les effets de cette maladie sur la santé mentale.
Pierre Lefrançois
Source: PasseportSanté.net - 12 octobre 2010
1. Grossman P, Kappos L, et al. MS quality of life, depression, and fatigue improve after mindfulness training: a randomized trial. Neurology. 2010 Sep 28;75(13):1141-9.
2. Tavee J, Stone L. Healing the mind: meditation and multiple sclerosis. Neurology. 2010 Sep 28;75(13):1130-1.
Et aussi:
Sclérose en plaques: des causes environnementales et non seulement génétiques
Une autre étude vient donner du poids à la thèse des facteurs environnementaux pour expliquer l’apparition de la sclérose en plaques, selon une recherche américaine publiée dans une récente édition de la revue Nature1. Les chercheurs ne remettent pas en question la prédisposition génétique, mais ils croient qu’elle n’est pas la seule en cause.
Ils ont séquencé les génomes de 3 couples de vrais jumeaux, dont 1 seul membre était atteint. Malgré des techniques de séquençage des plus avancées, les chercheurs n’ont trouvé aucune différence génétique qui pourrait justifier que l’un des jumeaux soit atteint tandis que l’autre demeure en parfaite santé.
On sait que chez les vrais jumeaux - ceux dont le bagage génétique est identique - , la prédisposition génétique à la sclérose en plaques ne se traduit pas nécessairement par l’apparition de la maladie chez les 2 membres du couple. Dans 70 % à 75 % des cas, 1 seul des 2 jumeaux est atteint.
Les chercheurs concluent donc qu’un facteur environnemental pourrait agir comme déclencheur de la maladie. Lequel? L’étude ne s’est pas penchée sur la question, mais plusieurs facteurs de risque sont étudiés depuis quelques années : un apport insuffisant en vitamine D, fumer la cigarette, consommer beaucoup de gras animal, être en contact avec des solvants chimiques en milieu de travail. On pense aussi qu’une infection virale pourrait déclencher la réaction auto-immune qui caractérise la sclérose en plaques.
Mais subsiste encore la possibilité que quelque chose ait échappé à l’analyse génétique menée par les experts américains. Les techniques de séquençage du génome n’en sont encore qu’à un stade embryonnaire, malgré les avancées des dernières années.
Pierre Lefrançois –
Source: PasseportSanté.net - 7 mai 2010
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